RÈL ÒGANIZASON FANM YO POU JOUNE MONDYAL DWA FANM 2018 : Antifeminis nan Leta

SOFA (Solidarité fanm ayisyèn), Kay Fanm, Fanm Saj, AFASDA (Asosyasyon fanm solèy d Ayiti) ak Fondasyon Toya mete ansanm pou make jounen 8 mas la ak yon sitin ki gen 7 estasyon : Plas Katrin Flon sou Channmas, Palè nasyonal, Ministè Lajistis, OMRH (Ofis manajment ak resous iemèn), OPC (Ofis pwoteksyon sitwayen), Primati ak Palman.
DEKLARASYON KAY FANM – 8 mas 2018
DEKLARASYON SOFA – 8 mas 2018

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12 janvier

Pour commémorer cette journée du souvenir qu’est le 12 janvier, les féministes de la CONAP (Coordination Nationale de plaidoyer pour les droits des femmes) se retrouveront de 10h00 à 1h00 pm au local de la SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), au 9 rue Villemenay, Bois Verna (en face de Radio Kiskeya).

Rejoignez-nous pour saluer collectivement la mémoire de tous/toutes nos compatriotes disparus, en particulier celle de nos sœurs féministes (Anne-Marie Coriolan, Magalie Marcelin, Myriam Merlet) et des autres femmes fauchées le 12 janvier 2010.


Données 2009-2011 sur les violences faites aux femmes

 

La Concertation nationale contre les violences faites aux femmes, dont fait partie Kay Fanm, publie les données partielles 2009-2011 des cas de violence conjugale à Port-au-Prince. Les organisations et institutions membres du réseau de la Concertation nationale ont répertorié en 24 mois -de juillet 2009 à juin 2011- 3 098 cas de violence, frappant des hommes et des femmes issus des régions suscitées.

Sur ces 3 098 cas,  858 concernent des hommes (28%) et 2 240 des femmes (72%). Les cas ont été traités à partir de la Fiche nationale d’enregistrement.

67% des cas de violence (hommes et femmes) ont été enregistrés par le secteur santé,  25% par des organisations de femmes (qui accueillent 34.5% des femmes violentées, les réfèrent pour la prise en charge médicale et assurent leur accompagnement psychosocial et légal) et 7% par le secteur justice (Tribunaux de Paix et Parquet).

DONNÉES JUIL 2009 – JUIN 2011, CONCERTATION NATIONALE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES (PDF)
Pour rejoindre Kay Fanm:
11, rue Armand Holly, Pacot
Tel: 28-16-21-33 / 28-16-21-34 / 29-40-58-37 / 29-41-58-37
Courriel : info@kayfanm.org

 


25 novembre: Kay Fanm partout au pays

Kay Fanm a profité de la période entre la Journée internationale contre la violence faite aux femmes le 25 novembre et la commémoration de la Déclaration universelle des droits de la personne le 10 novembre pour déployer une série d’activités dans les zones les plus affectées par le séisme et les zones d’intervention des membres de la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes. Des séances d’animation, de distribution de matériel d’information, de référence et de sensibilisation, l’affichage de posters et des interventions dans les médias ont eu lieu durant cette période symbolique dans le Département de l’Ouest, celui du Sud-Est et le Département des Nippes.


La directrice de Kay Fanm invitée au Canada

Une des présentations de Yolette Jeanty, ici avec des membres de la coopération canadienne.

La directrice de Kay Fanm Yolette Jeanty termine aujourd’hui un voyage officiel de quelques jours au Québec et au Canada où elle a participé à plusieurs conférences et rencontres grâce à l’invitation de l’Association québécoise des organismes en coopération internationale (AQOCI). Elle a été ainsi l’une des invités de marque d’une conférence la semaine dernière à Montréal de l’AQOCI en collaboration avec le Regroupement des maisons d’hébergement du Québec. La conférence dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale avait pour thème le mouvement des femmes et la mobilisation citoyenne en Haïti. Elle a permis d’aborder les différentes problématiques actuelles auxquelles sont confrontées les femmes haïtiennes ainsi que les possibilité de renforcer le réseautage entre certains organismes québécois et Kay Fanm. Cet événement a été organisé par le Comité québécois femmes et développement de l’AQOCI et le Comité de solidarité Trois-Rivières.

Madame Jeanty a d’ailleurs été invitée dans les studios de la radio de Radio-Canada où elle a accordé une entrevue à l’animateur Frédéric Laflamme qui est disponible sur le site de Radio-Canada.


Konsètasyon Nasyonal salye memwa militant Sonia Pierre

La Concertation Nationale salue la mémoire de la militante Sonia Pierre

Konsètasyon Nasyonal kont vyolans sou fanm (Konsètasyon Nasyonal) aprann ak kè kase, kè sere nouvèl lanmò sibit dominkèn-ayisyèn Sonia Pierre; Yon militant dwa moun, an patikilye dwa Ayisyen ak Ayisyèn k ap viv an Dominikani.

Sonia Pierre, fondatris òganizasyon MUDHA (Movimiento de mujeres dominico-haitianas/Mouvman fanm dominikèn-ayisyèn), te angaje ak detèminasyon e san pran souf nan batay pou defann dwa moun, espesyalman dwa fanm, dwa Ayisyèn ki imigre an Dominikani. Nan semenn ki sot pase yo, Sonia te anba gwo atak; Yon kanpay ki te gen kòm makfabrik anti ayisyen, kote se nasyonalis radikal ki t ap bouyi li, etan yo t ap fè menas lanmò sou Sonia Pierre ak fanmi li. Men, menas ak atak pa t janm rive fè Sonia Pierre bat ba nan batay pou lajistis, pou tabli rapò balanse nan sosyete a.

Konsètasyon Nasyonal prezante tout senpati li bay fanmi Sonia Pierre, zanmi li, sè li yo nan mudha, tout kanmarad li yo an Dominikani ak ann Ayiti.

Militantis Sonia Pierre ak kòz li pa sispann plede yo, pèmèt gen pwogrè enpòtan nan batay pou fè respekte dwa moun. Egzanp sa a ap yon sewòm pou rapouswiv ak batay endispansab sa a.

Pòtoprens, 5 desanm 2011
Pou Komite Kòdinasyon an
Dr Nicole Magloire


L’impunité ne peut être le destin d’Haïti

L’arrestation de Jean-Claude Duvalier le 18 janvier dernier – Photo: Thony Belizaire / AFP

Dans la foulée du dépôt du rapport On ne peut pas tuer la vérité d’Amnesty International, le Collectif contre l’impunité réaffirme son refus de la négation du droit et donc de l’impunité qu’elle engendre. «Juger Jean-Claude Duvalier peut être une opportunité de transformer notre système de justice, d’ouvrir la voie pour exiger que d’autres violateurs, quels qu’ils soient, rendent comptent à la nation», rappelle le dernier communiqué du Collectif, L’impunité ne peut être le destin d’Haïti, publié le 22 septembre.

Regroupant des plaignants-es contre l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et différentes organisations de défense des droits humains dont KAY FANM, le Collectif contre l’impunité est très inquiet quant aux risques, dans le contexte actuel, que l’on n’assiste pas à la tenue d’un véritable procès équitable «mettant en lumière les mécanismes de la dictature duvaliériste».

Trois commissaires du gouvernement se sont succédés depuis l’ouverture du dossier et aucun appui technique ou recherche de preuves n’a été demandé à d’autres pays ou instances comme la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH). Pendant ce temps, l’ex-dictateur profite de mesures réinstaurées en catimini comme la pension présidentielle et la restitution de biens saisis «malgré les poursuites engagées par l’État à son encontre ; poursuites introduites depuis 1987 et reprises en 2011», précise le communiqué.

Le rapport On ne peut pas tuer la vérité d’Amnesty International est disponible en PDF et en HTML sur le site web d’Amnesty. La conférence de presse dévoilant le rapport s’est tenue malgré les troubles causés par les avocats de Jean-Claude Duvalier et une dizaine de ses partisans venus intimider les personnes présentes.

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COMMUNIQUÉ « L’IMPUNITÉ NE PEUT ÊTRE LE DESTIN D’HAÏTI »

22 septembre 2011, Port-au-Prince

Collectif contre l’impunité

Des plaingants-es, contre l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et consort, et des organisations de défense des droits humains
Centre œcuménique des droits humains (CEDH)
Kay Fanm (La maison des femmes)
Mouvenement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (MOUFHED)
Réseau national de défense des droits humains (RNDDH)

Dès le retour en Haïti le 16 janvier 2011 de l’ex Président à vie Jean-Claude Duvalier, des Haïtiens et Haïtiennes se sont mobilisés pour dire NON à l’accommodation à l’inacceptable; Pour rappeler que notre «pays qui s’était libéré d’un effroyable système d’esclavage, qui avait aidé les combattants de la liberté à travers les Amériques» ne pouvait jeter un tel héritage par-dessus bord et «offrir refuge à ceux-là même qui ont lentement exterminé […] le peuple haïtien, dans le marécage de Fort-Dimanche et partout dans le pays profond. […] Refuge et impunité à ceux qui avaient tranquillement détourné l’argent du pays, dépensant et gaspillant à tous vents, le confiant à la garde de banques étrangères (1)».

Des organisations citoyennes de divers pays et des instances internationales se sont également élevées pour réclamer que l’ex dictateur réponde des crimes contre l’humanité commis sous son règne. Amnistie internationale rappelait que « Tout au long des quinze années pendant lesquelles Jean-Claude Duvalier a occupé le pouvoir (1971-1986), la torture systématique et les autres formes de mauvais traitements étaient monnaie courante en Haïti (17 janvier)». La Concertation pour Haïti (CPH) de Montréal soulignait que «La justice, l’une des bases fondamentales de la démocratie, doit être incluse dans le plan de reconstruction d’Haïti. Sa refondation passe inexorablement par la fin de l’impunité (20 janvier)». Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme rappelait «qu’Haïti a l’obligation d’enquêter sur ces violations graves des droits de l’Homme commises pendant le règne de M. Duvalier qui sont bien documentées. Haïti a également l’obligation de poursuivre ceux qui sont responsables (1er février)». Le Secrétaire général de l’ONU soutenait qu’il «est capital que les autorités haïtiennes prennent toutes les mesures juridiques et judiciaires pour régler cette affaire. Traduire en justice ceux qui se livrent à des crimes contre leur propre peuple, est un message clair aux Haïtiens que l’impunité n’est pas de mise dans le pays (mars)». Suite aux démarches entreprises en mars par le Collectif contre l’impunité, la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) a produit le 17 mai une Déclaration qui rappelle à l’État haïtien son «obligation internationale d’enquêter sur les graves violations des droits humains commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier et, s’il y a lieu, d’en punir les auteurs ».

Les plaintes déposées à date, au Tribunal de première instance de Port-au-Prince, ont été considérées recevables et ont été traitées. Le cabinet d’instruction a procédé à des auditions, entre févier et juillet, et a transmis au début du mois de septembre le dossier au Commissaire du gouvernement (Procureur). Ce dernier devra sortir une ordonnance. Au regard des déficiences et dysfonctionnements du système judicaire, le dossier a relativement bien avancé au niveau des premières étapes du processus.

Cependant, le contexte actuel fait peser d’énormes risques quant à la tenue d’un procès digne de ce nom; un procès sérieux, équitable, mettant en lumière les mécanismes de la dictature duvaliériste. Aucune disposition n’a été prise pour bénéficier concrètement de l’appui technique de la CIDH; Aucune demande d’informations, de recherche de preuves n’a été produite par devant d’autres pays ou instances; Depuis l’ouverture du dossier, trois Commissaires du gouvernement se sont succédés; Des mesures sont adoptées en catimini afin de restaurer l’ex dictateur dans des prétendus droits (pension présidentielle, restitution de biens saisis), ce malgré les poursuites engagées par l’État à son encontre; poursuites introduites depuis 1987 et reprises en 2011.

En choisissant, en dépit des difficultés connues, de porter plainte contre l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier, les parties prenantes du Collectif expriment et persistent dans leur refus de la négation du droit et donc de l’impunité qu’elle engendre. Juger Jean-Claude Duvalier peut être une opportunité de transformer notre système de justice, d’ouvrir la voie pour exiger que d’autres violateurs, quels qu’ils soient, rendent comptent à la nation.

Port-au-Prince, le 22 septembre 2011
Pour le Collectif contre l’impunité
Danièle Magloire

 


Clarifications de Kay Fanm et SOFA à propos du forum sur la violence de la fondation Thomson/Reuters

Dans le journal Le Nouvelliste (version électronique du 4 mai et publication du 5 mai 2011) figure un article, signé de M. Guyler C. Delva, intitulé «Reuters Foundation lance un forum sur la violence sexuelle contre les femmes ». Kay Fanm et SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes) sont stupéfaites de voir que leurs noms sont mentionnés comme « groupes de défense des droits des femmes […] appelés à jouer un rôle important dans ce forum qui sera un lieu de discussions ouvertes sur la problématique de la violence sexuelle exercée contre les femmes ». Kay Fanm et SOFA tiennent à informer le public en général, les organisations de femmes et les organisations féministes en particulier, qu’elles ne sont pas impliquées dans ce forum de la fondation Thomson/Reuters qui se tient le vendredi 6 mai.

Danièle Magloire (Kay Fanm) et Olga Benoit (SOFA)


[PRESSE] Haitian Feminist Yolette Jeanty Honored With Other Global Women’s Activists

April 28, 2011 by Gina Athena Ulysse

Haitian feminist Yolette’s Jeanty‘s name may not ring a bell, but her tireless work has been rightfully recognized recently. As executive director of Kay Fanm (in Kreyol, House of Women)–an organization whose mission is to fight for social justice and women’s rights–Jeanty has been an advocate and supporter of women and girls for decades.

This past Tuesday, April 26, at the seventh annual Global Women’s Rights Awards, the Feminist Majority Foundation honored Jeanty and three other feminist activists, including Sunita Viswanath, founder of Women for Afghan Women; Renee Montagne, co-host of NPR’s Morning Edition; and Aung San Suu KyiBurma’s democracy movement leader and Nobel Peace Prize laureate.

The Eleanor Roosevelt Award, which these women received, is “given annually to a select few individuals who have contributed significantly–often against great odds and at great personal risk–to advance the rights of women and girls and to increase awareness of the injustices women face on account of their gender.”  Past honorees include Laurie David, environmental crusader and producer of An Inconvenient Truth; Dolores Huerta, the human-rights activist and co-founder of the United Farm Workers; Jody Williams, coordinator of the International Campaign to Ban Landmines and a Nobel Peace Prize laureate; and Ms. magazine cofounder and feminist stalwart, Gloria Steinem.

At the event, co-chaired by Mavis and Jay Leno together with Eleanor Smeal, Jeanty spoke of the difficulty that small, women-led NGO’s such as Kay Fanm face. In the panel discussion that concluded the night’s activities, Kathy Spillar, executive editor of Ms. magazine and executive vice president of the Feminist Majority Foundation, pointedly asked Jeanty why so little, if any, of the billions of dollars raised for Haitian earthquake victims still has not reached grassroots organizations such as Kay Fanm.

Jeanty’s response revealed the complex interconnections between Haiti’s compromised sovereignty and the distribution of international funds, and how Haitians are thus impeded from playing a larger role in their own affairs:

Most of the money went to big NGOs or is being dispersed by the HIRC (Haiti International Reconstruction Committee) headed by Bill Clinton. Decisions are being made mostly by foreigners. [We have to deal with] 1) people who don’t think Haitian can do for ourselves, so they will do for us; 2) those who are there only to fill their pockets or 3) those with really good intentions who have no knowledge of the terrain. For the last year, Kay Fanm has been working to educate our foreign partners especially in the reality of life on the ground, and has asked them to put pressure on their governments to change the ways things are being done.

Serving as her translator, I had the opportunity to speak further with Jeanty. We discussed the delicate issue of the impact of media’s and even feminist reporting’s nearly solitary focus on gender-based violence and rape in Haiti. Indeed, in the last year, since the initial Madre report on rape in IDP camps in Haiti, this issue continues to garner tremendous attention. Jeanty is concerned that other persistent issues, such as battery and domestic violence–the percentage of which is higher than rape–has been marginalized. Since the quake, prostitution has also skyrocketed, yet remains undiscussed. Moreover, the structural, social, economic and political problems that undergird the tendency for violence also fall by the wayside. She said:

[In some ways], this attention is undoing our efforts. Work that we have done for years. Rape and gender-based violence existed well before the earthquake. It is not a new phenomenon. Whenever there is political turmoil, it is on the bodies of women that the battle is fought. In times of crises, it always increases everywhere. The situation for Haitian women is no different. … Worse, this emphasis hurts for the way that it represents Haitians solely as predators and victims.

This recognition could not arrive at a better time, bringing attention to Jeanty and the work of Kay Fanm. The organization has yet to recover from the serious setbacks endured in the earthquake, including the loss of founding members and allies as well as destruction of their property, which has yet to be rebuilt. Kay Fanm continues to struggle to offer shelter, along with medical and legal assistance, to girls and women in need.

In spite of the fact that Kay Fanm does not provide abortions, the organization also recently fell victim to the anti-abortion wave that threatens funding of women’s health across the world. Earlier this month, they lost the financial backing of Canada’s Development and Peace, which has supported them for the last 20 years. The Canadian organization bended under pressure from the Canadian Conference of Catholic Bishops, which has called for halting funds to organizations that are not pro-life.

Jeanty hopes this award will open doors for Kay Fanm in the U.S. to work in solidarity with new partners, especially other feminist organizations who are as determined to win the fight for women’s equal rights and empowerment.


[PRESSE] Lenos Host Event Honoring Extraordinary Women

The Feminist Majority Foundation’s Eleanor Roosevelt Awards for Global Women’s Rights are held at the Beverly Hills Hotel on Tuesday.

By April 27, 2011 7:58 pm ET

Via http://patch.com/california/beverlyhills/lenos-host-event-honoring-extraordinary-women

Mavis and Jay Leno hosted an event Tuesday night in Beverly Hills to recognize the courage of people fighting on the front lines for women’s rights worldwide.

The seventh annual Eleanor Roosevelt Awards for Global Women’s Rights presented by the Feminist Majority Foundation were held at the Beverly Hills Hotel.

Mavis Leno has been a member of the Feminist Majority Foundation since 1997 and is chair of the organization’s Campaign for Afghan Women and Girls.

“I’ve been a feminist all my life and I just felt like I wanted to give back,” Mavis Leno said. “I felt there were some things that feminists in the U.S. weren’t addressing, like helping our sisters in other countries, so the Feminist Majority Foundation was exactly what I was looking for, because it helps women in the U.S. and globally.”

The Lenos host the awards ceremony every year because it is an effort they both support, Jay Leno said.

“It’s a great cause—and there are a lot of great causes out there, so you try to do them all—but this is a very special one for us,” he said.

The event brings awareness to how women are treated in other countries such as Afghanistan, Jay Leno said.

“When you talk to people, they think Afghanistan has always been that way, but it hasn’t. Women used to be doctors and lawyers,” Jay Leno said. “The Taliban is like modern day slavery and it’s happening right in front of people’s eyes and they don’t see it.”

This year’s awards honored four women who have worked to make the world a better place for women and girls, often at great personal risk to themselves. The honorees were Yolette Jeanty, a leader of one of Haiti’s most powerful feminist organizations; Renee Montagne, correspondent and co-host of National Public Radio’s Morning Edition; Sunita Viswanath, founder of Women for Afghan Women; and Aung San Suu Kyi, Nobel Peace Prize laureate and leader of the democracy movement in Myanmar.

“People need to know what these women are doing. We need to get money to these grass-roots organizations, and that’s one of the things the Feminist Majority Foundation does,” said Katherine Spillar, executive editor of Ms. magazine and one of the evening’s presenters. “We try to make sure that humanitarian assistance money is earmarked for women and girls in areas where it is going.”

In Haiti, Jeanty leads Kay Fanm in its efforts to eradicate rape and violence against women in the aftermath of last year’s earthquake.

“I feel very honored, not just for myself, but for my entire country, and for the organization that I am representing,” Jeanty said, speaking in French through a translator. “This is an opportunity to let people know about the situation in Haiti. Women were already living in a precarious situation, and it has deteriorated since the earthquake.”

Montagne has traveled to Afghanistan five times for NPR, reporting on the hardships and triumphs of women and girls in that war-torn country.

“It was an inspiring place to go,” Montagne said. “You start caring about the women there—and they are very strong women.”

Viswanath founded Women for Afghan Women 10 years ago in New York City. The organization establishes centers for women in Afghanistan whose lives are threatened by domestic violence.

“Over the years we have grown by leaps and bounds in Afghanistan. We have lawyers who help women who experience human rights violations,” Viswanath said. “Our methods are very community-based. We solve the problems using the traditions of the community.”

Suu Kyi has remained a tireless advocate for human rights in Myanmar, despite serving 15 years under house arrest. Suu Kyi was not present to receive her award because, while she has been released from house arrest, she cannot leave the country.

“If she leaves, they won’t let her back in,” said Eleanor Smeal, president of the Feminist Majority Foundation. “She has led the democracy movement in Burma [now known as Myanmar] with great personal sacrifice.”

The awards were preceded by a silent auction and then a live auction with Jay Leno serving as auctioneer. A panel discussion was held after the awards to discuss the work of the honorees and how the work of the Feminist Majority Foundation intertwines with what they are doing.

“I don’t think people are aware of how many women’s organizations are fighting for women’s rights around the world—and in some of the most dangerous places,” Smeal said.